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Un point sur le piratage de la DGIP !

Piratage de la DGFiP : 680 000 personnes touchées par une fuite massive de données

La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a confirmé avoir été victime d’une cyberattaque d’ampleur, révélée publiquement le 13 août 2026. Près de 680 000 particuliers et professionnels sont concernés par des extractions illégitimes de données. Des investigations et des mesures de sécurisation renforcées sont en cours.

Une intrusion détectée fin juin, révélée mi-août

Selon le ministère de l’Économie et des Finances, un acteur malveillant a obtenu un accès illégitime au système d’information de la DGFiP fin juin 2026, à la suite d’une usurpation d’identité. L’accès frauduleux a été coupé rapidement, mais les analyses ont ensuite confirmé que des données avaient été consultées et extraites.

L’affaire a été rendue publique après la revendication du cybercriminel, les 12 et 13 août. La DGFiP a immédiatement renforcé ses contrôles et restreint l’accès à plusieurs de ses systèmes, avec l’appui de l’ANSSI.

678 000 particuliers et professionnels concernés

Les investigations ont permis d’établir que 678 000 personnes sont touchées par les extractions identifiées.

Pour les particuliers :

  • données d’état civil et de contact
  • identifiant fiscal
  • situation fiscale
  • revenu fiscal de référence
  • nombre de parts
  • taux de prélèvement à la source

Pour les entreprises :

  • numéro SIREN
  • informations relatives à l’entreprise ou à son mandataire

La CNIL confirme que des données fiscales et cadastrales figurent parmi les informations compromises.

Les espaces personnels impots.gouv.fr ne sont pas concernés

La DGFiP insiste sur un point essentiel : les comptes personnels des contribuables n’ont pas été compromis.

L’intrusion concerne uniquement des systèmes internes et ne permettait pas d’accéder aux espaces particuliers ou professionnels sur impots.gouv.fr.

Une deuxième extraction : les données cadastrales

En juillet, des données issues du Serveur professionnel de données cadastrales (SPDC) ont également été dérobées. Ces informations permettent de relier des parcelles à leurs adresses et à leurs propriétaires. Plusieurs centaines de milliers de personnes sont concernées, en plus du premier incident.

Une troisième vulnérabilité a été détectée le 17 août sur le portail des successions vacantes, mais celui-ci ne contient que des données publiques.

Notifications individuelles et enquête en cours

La DGFiP a :

  • notifié l’incident à la CNIL
  • déposé plainte
  • engagé l’envoi de notifications individuelles aux personnes concernées

La CNIL précise que les usagers n’ont pas besoin de déposer une plainte individuelle : l’affaire est déjà officiellement instruite.

Risque accru d’hameçonnage

Les données dérobées pourraient être utilisées pour des tentatives d’escroquerie particulièrement crédibles : faux messages de la DGFiP, demandes de paiement, faux remboursements, récupération d’identifiants ou de coordonnées bancaires.

La DGFiP rappelle qu’elle ne demande jamais par message :

  • les identifiants des usagers
  • les numéros de carte bancaire

En cas de doute, il est recommandé d’utiliser la messagerie sécurisée de son espace sur impots.gouv.fr.

Un nouvel épisode dans une série d’incidents

Cette fuite intervient quelques mois après une autre compromission révélée en février 2026, impliquant un accès illégal au Fichier national des comptes bancaires (FICOBA).

Ces incidents soulignent un enjeu majeur : la sécurisation des habilitations permettant aux agents d’accéder à des bases contenant des volumes importants de données personnelles.

Sources

Ministère de l’Économie et des Finances · DGFiP · CNIL · Le Monde · Linternaute

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